Les métadonnées descriptives⚓
Les métadonnées descriptives ont une fonction bibliographique. Elles doivent permettre de trouver, d'identifier, de sélectionner le document et enfin d'y accéder. Elles répondent aux objectifs bibliographiques traditionnels tout en les adaptant à l'environnement numérique et au Web en particulier.
En prenant la forme d'un document numérique en ligne, la thèse devient une ressource Web parmi d'autres (même si elle obéit à des contraintes de validation administrative et scientifique particulières). Le signalement des thèses ne passe plus seulement par les catalogues de bibliothèque, qu'ils soient locaux ou collectifs, mais par une variété de bases ou de répertoires.
Pour ne pas rester confinées dans les catalogues de bibliothèque ou les outils bibliographiques spécialisés, les thèses doivent pouvoir être signalées ou référencées en même temps et de la même façon que d'autres ressources (dans des entrepôts institutionnels ou non, thématiques ou non, internationaux ou non, par des moteurs de recherche généralistes...). Pour ce faire, les thèses doivent être décrites selon des ensembles de métadonnées et des formats largement partagés sur le Web.
Il s'agit de trouver un compromis entre un signalement minimal mais largement partagé sur le Web (notamment via le protocole OAI-PMH[1] qui exige a minima une description en Dublin Core simple[2]) et le signalement plus riche qui convient à la bibliographie nationale des thèses françaises, intégrée dans le catalogue SUDOC[3]. En d'autres termes, au-delà des formats (XML ou ISO 2709), il s'agit de trouver un compromis entre d'une part le vocabulaire Dublin Core et d'autre part les normes bibliographiques internationales et nationales, les règles de description des thèses du réseau SUDOC qui précisent ces normes et enfin le format UNIMARC qui les encode.
Attention :
La description bibliographique des thèses dans TEF repose sur un noyau de métadonnées issues du Dublin Core. A chaque fois que cela a été nécessaire, ce noyau a été enrichi par des éléments nouveaux, appartenant à l'espace de noms TEF.
S'inscrire dans le contexte global du Web ne signifie pas renoncer aux acquis de l'expertise bibliographique. Au contraire, dans la perspective du Web sémantique, la notion de contrôle d'autorité trouve une légitimité renforcée et de nouvelles potentialités.
Il faut en effet tirer les conséquences d'un changement important : le contrôle d'autorité ne s'exerce plus à l'échelle locale, voire nationale, d'un catalogue de bibliothèque, mais peut s'exercer à l'échelle globale du Web, notamment grâce à l'utilisation des URI[4] comme identifiants uniques. C'est dans cet esprit que la recommandation prévoit d'attacher des autorités à de nombreux éléments TEF.
TEF propose deux méthodes pour gérer les données d'autorité. Selon une première méthode, on associe à un élément TEF l'identifiant de l'autorité et le nom du référentiel d'autorité auquel elle appartient (SUDOC, BnF).
On parle alors d'autorité externe autoriteExterne). Selon une autre méthode, la notice TEF elle-même englobe les données d'autorité associées à une personne (morale ou physique).
Le lien entre l'élément TEF et ses autorités est interne à la notice TEF. Il est possible d'utiliser les deux méthodes conjointement. La première méthode est préférable. (cf. plus loin)